[FEE] : Atelier lecture samedi 12 décembre 2020 à 17h au local “La servante écarlate” de Margaret Atwood

Samedi 12 Décembre 2020 à 17h : sur une idée de Muriel G et Véro M, nous échangerons autour du livre de Margaret Atwood , “La servante écarlate. Ce roman est sa première dystopie, suivi du roman “Le Dernier Homme”. Un samedi pour cet atelier, suite au couvre-feu… en espérant que le confinement ne sera pas prolongé, sinon ce sera en zoom. Bonne lecture et au plaisir de se retrouver pour cet échange littéraire. Exemplaire dispo à FEE, contactez Véro M ou FEE.

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés.

L’histoire … ‘Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté’.

Notes sur l’auteure, Margaret Atwood est auteure de plusieurs romans, nouvelles et poèmes. Ses thèmes de prédilection sont la fiction historique et spéculative, la science-fiction et le monde utopique ou dystopique. Elle reçoit le prix Arthur C. Clarke en 1987 pour son roman “La servante écarlate” (“The Handmaid’s Tale”, 1985). Le livre a été adapté au cinéma par Volker Schlöndorff en 1990 et a fait l’objet d’une série télévisée en 2017. En 2019, elle reçoit de nouveau le prix Booker pour “Les Testaments”(1996), une suite de “La Servante écarlate”. “Captive” (“Alias Grace”, 2017), une mini-série télévisée, a été adaptée du roman Les testaments.

Atwood a commencé à écrire à l’âge de 16 ans. En 1957, elle débute ses études au collège Victoria à l’Université de Toronto. Après avoir reçu la médaille E. J. Pratt pour son recueil de poème “Double Perséphone” (1961), elle poursuit ses études à Harvard, au Radcliffe College, elle est diplômée en 1962 avant de continuer ses études à l’Université Harvard pendant quatre ans. Elle enseigne à l’Université de la Colombie-Britannique (1965), à l’Université Sir-George-Williams à Montréal (1967-1968), à l’Université de l’Alberta (1969-1979), à l’Université de York à Toronto (1971-1972), et à l’Université de New York.

Margaret Atwood : son site .

qq notes sur la dystopie : ici

Le 23 Octobre 2020  à 19h30 Atelier lecture “La petite dernière” de Fatima Daas . Un livre choisi par Claire. Premier roman de Fatima Daas sur le thème de l’homosexualité et l’islam. Soirée en auberge espagnole, dans la convivialité comme à l’habitude, au local . Un exemplaire de l’ouvrage est disponible, contactez Véro M ou FEE par mail (contact@femmesentreelles.fr). Alors, une belle lecture à toutes et au plaisir de se retrouver pour ce moment de partage.

Qq notes en autoportrait : Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

Et les notes de Virginie Despentes : « Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche”

Fatima Daas, une auteure française d’origine algérienne. Elle grandit dans la petite ville de Seine-Saint-Denis, entourée d’une famille nombreuse, musulmane pratiquante. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Étouffée par un environnement où l’amour et la sexualité sont tabous, elle est remarquée pour son talent d’écriture et commence des études littéraires, tout en découvrant son attirance pour les femmes. Elle se définit comme féministe intersectionnelle.

Quelques liens intéressants :

Enquête sur SOS Chrétiens d’Orient : Ariane Lavrilleux explique les liens entre cette ONG et le régime de Bachar al Assad C’est ici

Le 25 Septembre 2020  à 19h30 Atelier lecture autour de Stone Butch Blues . Soirée en auberge espagnole comme d’habitude. Bonne lecture à toutes.

Stone Butch Blues raconte l’histoire de Jess, né·e aux États-Unis dans les années 1950 au sein d’une famille juive et prolétaire. De son enfance rythmée par les interrogations des passant·e·s sur son genre (« c’est un garçon ou c’est une fille ? ») à son adolescence et sa découverte des bars de nuit où se côtoient lesbiennes, drag queens et travailleuses du sexe, de ses premières embauches en usine avec d’autres butchs à sa transition, jusqu’à sa rencontre avec le mouvement LGBT naissant, son parcours traverse les décennies et nous parle d’amour, d’amitié, de politique, d’identité.

Leslie Feinberg s’est inspiré·e de sa propre vie pour écrire ce roman, en 1993. Décédé·e en 2014 après des années de maladie, iel nous a offert avant de partir une toute nouvelle édition de Stone Butch Blues, libre de droits et disponible intégralement (en anglais) en ligne

Atelier lecture le 9 Juillet 2020 à 19h15 autour de Aline Kiner avec  “La nuit des béguines”. Atelier qui se tiendra au local suite au  déconfinement Soirée en auberge espagnole comme à l’habitude.

Bonne lecture,

Livre dispo en version numérique et enlibrairies (11 €). 2 exemplaires circulent. Demander à  Vero M pour disposer d’un exemplaire.

Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble… Les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. La vieille Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l’arrivée d’une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d’un inquiétant franciscain…  Alors que le spectre de l’hérésie hante le royaume, qu’on s’acharne contre les Templiers et qu’en place de Grève on brûle l’une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines de Paris vont devoir se battre. Pour protéger Maheut, mais aussi leur indépendance et leur liberté.

Aline Kiner (1959-2019) :Rédactrice en chef des hors-séries du magazine Sciences et Avenir, passionnée par l’histoire, et en particulier le Moyen Âge, elle publie en 2004 aux Presses de la Renaissance La Cathédrale, livre de pierre. Aux éditions Liana Levi, elle est l’auteur de trois romans: Le Jeu du pendu (2011) et La Vie sur le fil (2014) et La Nuit des béguines (2017).

Un extrait est disponible ici

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